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L'historique

Créée en 1979 à l’initiative du comité départemental d’athlétisme du Val de Somme dans le but de populariser la course à pied en Picardie, l’épreuve des 100km "en style libre, marche ou course" comme on disait à l’époque a connu un développement rapide au fil des ans avec un point culminant en 1992 avec un millier d’inscrits pour les deux épreuves (100km et marathon)

En 1979 il n’existait en Europe que deux épreuves de grand fond sur route les 100km de Millau en France, et les 100km de Bienne en Suisse.
Philippe Barbier qui avait assisté a l’épreuve helvétique, proposa à son retour l’organisation d’une course du même type reliant les deux principales villes du département en un aller retour entre Amiens et Abbeville traversant 17 communes, en utilisant au maximum les petites routes de la vallée, afin d’éviter les grosses difficultés et de proposer un parcours performant au niveau chronométrique par rapport aux autres épreuves particulièrement difficiles au niveau du profil de course.

Ainsi étaient nés les 100 km du Val de Somme qui furent d’année en année le terrain de multiples exploits jusqu’en 1995 oů l’épreuve disparut victime des contraintes administratives et organisationnelles liées à l’évolution de la réglementation et aux changements de fréquentation des routes utilisées pour le parcours.

Au fil des ans

La première année en 1979, la question qui revenait le plus souvent au départ de la course pour les observateurs était "combien de coureurs reviendront de ce long périple proposé ?", et certains affirmaient même qu’aucun ne serait à l’arrivée. Le verdict tomba après 7h44 de course quand un petit homme se présenta sur la ligne d’arrivée, suivi d’une meute de suiveurs cyclistes accompagnateurs: la légende de Claude Ansard était née, et le coureur venu de Bouttencourt, au modeste palmarès jusque là inscrivait ainsi une ligne inoubliable de son futur palmarès étoffé par la suite de plusieurs records de France et d’un titre de champion de France acquis en 1990 plus de dix ans plus tard.
Ils furent en fait 55 coureurs a terminer cette première édition sur les 150 pionniers qui avaient pris le risque de prendre le départ.
La preuve était faite qu’il était possible à un coureur à pied entrainé de parcourir cette distance d’une seule traite dans la journée.

La deuxième édition en 1980 fut mémorable puisque derrière un britannique Mike Newton vainqueur en 7h12 devant Claude Ansart en 7h17, l’amiénoise Chantal Langlace améliorait en 7h27 la meilleure performance mondiale de l’époque chez les féminines, détenue par l’allemande Valhensiek en terminant à la troisième place d’un classement général qui comporta 79 arrivants.
Chantal récidivait sur 100 km l’exploit réalisé quelques années plus tôt à deux reprises sur le marathon, marquant à tout jamais un tournant dans les pensées concernant l’endurance et la pratique des courses de fond pour les féminines.

1981 marqua aussi les esprits avec un bond dans la participation, 204 arrivants, et un duel épique entre l’anglais Martin Daykin personnage haut en couleurs qui forçat l’admiration de tous et le local Claude Ansart, tournant à l’avantage du britannique pour une petite minute avec pour la première fois un chrono de niveau international de 6h48.

L’épreuve avait pris son envol et l’année suivante Martin Daykin récidivait en pulvérisant à nouveau le record du parcours en 6h32.

En 1983 l’exploit côtoya le drame avec une extraordinaire victoire en 6h52 de Claude Ansart sous la canicule avec une heure d’avance sur le second et l’abandon à 500m de l’arrivée de Joseph Tudo qui occupait la troisième place de la course, victime d’une hyperthermie dans le dernier kilomètre.

L’année 1984 connut au contraire des conditions atmosphériques également difficiles avec une pluie battante pendant toute la course, le militaire Bruno Selsi de Fontainebleau signa son premier succès sur une distance qui lui valut ensuite plusieurs titres nationaux, alors que 228 coureurs terminaient l’épreuve dans des conditions dantesques.

1985 vit apparaître un champion mémorable de la discipline le belge Jean Paul Praet vainqueur en 6h35 avec un nouveau record de participation 267 arrivants

1986 fut une année de transition avec la victoire de Mohamed Lahouari en 6h42 devant Claude Ansart après un long suspens entre les deux hommes. La barre des 7 heures était désormais devenu le repère indispensable pour qui voulait postuler au podium de l’épreuve.

1987 fut l’année de la première participation de celui qui fut durant de longues années le modèle de tous les coureurs de fond de l’hexagone Jean Marc Bellocq, moult fois champion de France par la suite et vainqueur de nombreuses classiques de la discipline. Sa victoire en 6h41 devant le tchèque Vaclav Kamenik détenteur du meilleur temps mondial de l’époque marqua le début de l’internationalisation et de la renommée de l’épreuve.

1988 fut une très grande année avec pour la première fois l’organisation des championnats de France de la discipline désormais reconnue comme une distance officielle par la Fédération française dathlétisme. L’épreuve étant ouverte aux étrangers ce fut le belge Jean Paul Praet qui récidivait en améliorant le record de la course en 6h31 devant Jean Marc Bellocq champion de France en 6h34 et Bruno Selsi 6h39. Avec une participation de 473 concurrents classés à l’arrivée et 6 coureurs en moins de 7 heures, l’épreuve avait pris toute sa dimension.

En 1989 Jean Marc Bellocq signait une nouvelle victoire en 6h39 après un beau duel avec le breton Roger Julien suivi de près par les hongrois Fazekas et Kovacs , le britannique Seedhouse et le Tchèque Rusek.

1990 fut la grande année de Jean Marc Bellocq avec une magnifique victoire sur le belge Jean Paul Praet en améliorant le record de France de la distance en 6h26, meilleure performance mondiale de l’année, 8 jours avant de récidiver à Millau en 6h30 chrono qui constitue toujours le record de la mythique course aveyronnaise. Avec 15 pays représentés et des chronos de niveau mondial, les 100km étaient devenus le rendez vous européen des spécialistes de la discipline.

La coupe d’Europe des nations crée en 1991 fut la plus grande réussite des 100km du Val de Somme avec des résultats extraordinaires, victoire du russe Konstantin Santalov, champion du monde en 6h24 devant le belge Jean Paul Praet devenu cette année là recordman du monde en 6h16, avec surtout pour la première fois 10 coureurs sous les 7 heures et une densité de performances incroyable par rapport aux autres courses européennes (51 coureurs sous les 8 heures , 108 sous les 9 heures, 16 pays représentés, 9 équipes nationales, 687 partants et 378 classés).

En 1992 pour la deuxième fois la fédération française d’athlétisme confiait à Amiens l’organisation des championnats de France dans le cadre de la Coupe des Nations: le résultat fut inespéré et jamais égalé à ce jour sur une course de 100km avec 14 coureurs sous les 7 heures et 75 sous les 8 heures, une nouvelle victoire de Konstantin Santalov en 6h24 devant Jean Paul Praet, un titre de champion de France pour Roland Vuillemenot en 6h33 et 607 coureurs classés sur le 100 km (plus de 1000 coureurs au départ avec un marathon associé au 100km).

Pouvait on mieux faire encore? difficile de trouver à innover tant la qualité du plateau était relevée. 1993 fut marquée par une nouvelle victoire du champion du monde Konstantin Santalov en 6h23 avec à nouveau 14 coureurs sous les 7 heures et une véritable invasion de concurrents étrangers, venant principalement des pays de l’Est, attirés par une grille de prix alléchante, le premier français ne prenant que la 17ème place de la compétiton. L’autre fait marquant de cette année 1993 fut le record du monde féminin battu par l’américaine Ann Trason venue des USA spécialement à cet effet et auteur d’une course exemplaire de régularité, ponctuée d’un étonnant 7h09.

1994 fut un autre tournant de l’épreuve avec la difficile décision d’abandonner le classique parcours en aller retour pour organiser une épreuve en ville à Amiens sur un circuit de 10km. L’idée était risquée mais des épreuves de ce type existaient avec succès (Winchoten en Hollande, Rodenbach en Allemagne) et les impératifs de sécurité exigés sur un parcours étalé sur 50 km devenant insurmontables, avaient été des critères déterminants de la décision. Le résultat fut très mitigé avec une chute nette de la participation populaire, un pourcentage d’abandon en nette augmentation, ce qui était fort compréhensible avec le nombre de tours à effectuer, même pour les favoris également victimes du nouveau circuit (Santalov, Praet). la victoire du russe Soldatov en 6h38 reste donc anecdotique dans ce contexte.

Une dernière tentative en circuit fut tentée en 1995 avec la belle victoire du Tchèque Jelinek en 6h25, mais de grosses difficultés d’organisation en ville et la diminution confirmée de la participation retombée à 106 arrivants amenèrent à la difficile décision de mettre l’épreuve en sommeil.

Le club de l'Amicale du Val de Somme

En 1984 constatant que bon nombre de participants locaux n’étaient pas licenciés, quelques membres du comité d’organisation décidèrent de créer un club d’athlétisme affilié à la Fédération française d’athlétisme, mais dédié exclusivement à la pratique de la course à pied, ce qui n’existait nulle part ailleurs en France.
La réussite fut rapide puisque lors des championnats de France de 100 Km en 1988, le club classa 88 arrivants, chiffre inégalé par un club français jusqu’à présent.
Le club du Val de Somme a remporté 3 fois le titre de champion de France par équipes sur les 100km, et il existe toujours en 2012, comptant plus de 230 coureurs licenciés.
Il organise depuis 27 ans les courses des 4 saisons d’Amiens métropole sur 5 et 10km 4 fois par an. Le maillot de club, porté par ses représentants actuels, est souvent reconnu sur les grandes courses françaises, oů très souvent des coureurs rencontrés fortuitement évoquent avec nostalgie le passé des 100km du Val de Somme et la ville d’Amiens.

Un 100 Kilomètres en 2012

Apres 17 ans de sommeil et de nostalgie, le Conseil Général du Val de Somme cherchant à valoriser les efforts de mise en valeur de la vallée, en particulier la création d’un axe vert avec vélo route le long de la vallée, a proposé à l’association Promo Sport Picardie, connue pour son expérience d’organisation, de ressusciter les 100 km du Val de Somme, en essayant de mettre en valeur la qualité des travaux du vélo route, l'aspect "nature" d’un parcours longeant de nombreuses zones Natura 2000 situées dans la vallée à l’Est d’Amiens comme à Blangy Tronville ou Corbie (étangs de la Barette).

Gageons que cette reprise après un long sommeil sera la première marche d’une nouvelle vie de l’épreuve dont rien n’interdit de retrouver son lustre d’antan.

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